Le précédent Gégédito s’achevait par ces mots : « gageons que ce N°18 n’aura qu’éphémère durée ». On peut sérieusement en douter, vu l’heure d’été dépassée qui me voit accomplissant ce début de 19. Encore que, l’on peut également poser cette question nonchalamment essentielle : un trimestre – à quelques jours près, bien sûr… – peut-il être considéré comme éphémère dans sa durée ? Je me garderai bien de répondre… Toutefois, je peux affirmer ici que notre activité d’Aïkidoka patentés ne s‘est nullement infléchie : stages multiples et farouchement suivis par les Aïkdokad’Isle.
Et sans radoter, il suffit de se remémorer tranquillement :

Le 28 janvier in Toulouse Pink City, comme annoncé, je me rendais au stage Yamada Senseï et y découvrais un stage plein et entier, une organisation admirable, plein d’amis de tous horizons, une grosse poignée de CEN, plus de 400 pratiquants… et un raton laveur.
J’y retrouvais aussi Manue, bien sûr.
Laquelle, le 12 février d’après les neiges s’alla brillamment passer son SanDan en la cité Phocéhaine d’un jour (froid de canard et dépouillement assurés ce jour-là…) ; après récupération des shoots filmés par les supporters de ses Uke – Grand merci à eux – et une mise en images continue assurée par Ritch, notre Web maestro à nous – et grand merci ôssi à lui ! – il est possible et même fortement recommandé d’aller cliquer sur ce lien pour voir sa prestation :
http://www.dailymotion.com/video/k4c7lRrbPwEL3X2WEEk
C’est ce jour-là que je m’entretenais avec Serge Solle qui présidait à la table du jury le côté FFAB des choses : une rencontre gorgée d’amitié et du plaisir à se retrouver, à échanger, à brosser folles espérances et dessins forcément déraisonnables… Il devait nous quitter 3 semaines plus tard pour s’aller bâtir d’encore plus formidables entreprises au-delà des nuages, nous laissant tous abasourdis et un rien pantelants. Nous lui rendîmes fort solennel hommage lors du cours qui suivit cette abrupte nouvelle. Comme pour Pierre Charrié. Comme pour René VdB. P… de camarde.
Il n’empêche, Pat Dickson est singulièrement invité par tous les pratiquants du Club d’Isle à aller s’assurer dès l’an prochain combien il pourrait être un brin subversif à rester ainsi trop longtemps sans Dan supplémentaire…
Puis il y eut dans l’ordre et sans mollir d’un iota : le 18 prépa grade à Verneuil avec Alain Vergnole, à la fin des vacances le samedi 10 mars à Isle , un stage Gradés animé par Bertrand Bidault, suivi du stage privé organisé par nos amis de St Yrieix et animé par Léo Tamaki et enfin, au tournant de mars et d’avril, à Aixe-sur-Vienne le stage de Ligue avec Robert Dalessandro. Bien sûr et à chaque occasion, le Club d’Isle affirmait sa réputation par sa très forte présence, suffit d’compter sur les photos.
Les comptes-rendus complets sont disponibles sur le site de la Ligue à cette adresse pour le dernier stage par exemple :
http://www.ffab-aikido-limousin.fr/site/?q=node/55
Ce numéro 19 restera dans nos annales un numéro très spécial qui devrait montrer la voie à ses suivants. En effet, nous avons souhaité que chacun des pratiquants, à sa guise, selon ses envies, et surtout sans contrainte vienne partager librement sur ce blog un moment un instant d’écriture, sur le Club, l’Aïkido ou tout autre sujet à sa convenance…
Aujourd’hui, est donc une première pour ce nombre premier qu’est le 19 et c’est Katrin qui s’y colle avec en sus traduction en sa langue d’origine, l’allemand.
Kapedito N°1
L’autre e(s)t toi
Le Gégédito est une des particularités de notre club d’Aïkido. En ce mois de mars il m’est donné un grand honneur, celui de partager ma vision du club et plus généralement de notre art martial. Je suis d’autant plus touchée, que par cet article, j’ouvre la voie à chacun des participants.
De m’exprimer dans la langue raffinée et pour le moins complexe, de mon pays d’adoption est un véritable challenge pour moi.
Loin de ma famille et de mes ami(e)s, le club d’Isle m’a offert un lieu de rencontre et d’ouverture. Pour preuve, nous pouvons noter la présence de différentes cultures sur le Tatami d’Isle. Eh oui, un rayonnement international avec les cultures : Polonaise, Anglaise, Irlandaise, Japonaise, Marocaine, Tchèque, Cambodgienne, Argentine, Française et Allemande… Ai-je oublié quelqu’un ? Ah ! On m’fait signe que oui, oui : Ivoirienne, Normande et parfois Limousine aussi…

Toutefois, de par notre propre chemin, nous avons tous des attentes différentes de la vie, et ces dernières ne disparaissent pas en entrant sur le Tatami. Elles sont souvent difficiles à identifier et changent en fonction de notre actualité et de notre humeur. Dans le dojo, tout le monde apporte sa particularité et ce mélange, d’apparence hétérogène, permet pendant la pratique de l’Aïkido de nous rencontrer sur le fond.
Comme « Omoté » et « Ura », sont deux manières différentes de prendre le même chemin. Mieux se connaître permet de mieux rencontrer l’autre et vice versa. De voir en face de soi, non pas un ennemi « potentiel », mais sûrement une partie de soi. En quelque sorte un moyen de trouver le chemin de l’harmonie intérieure et extérieure. Le besoin de se confronter est nécessaire à la progression, car c’est l’autre qui nous fait agir et grandir.
L’Aïkido est une rencontre entre deux individus, qui ne sont pas forcément dans une « vibration » égale, et qui doivent parcourir un chemin vers une forme d’harmonie s’ils veulent passer la « technique ».
L’Aïkido nous enseigne des principes de la vie. Comme la notion d’être centré ou présent, qui permet de réaliser un « Irimi », d’entrer au bon moment, mais surtout de faire avec l’autre !
Si je monte sur le Tatami avec mes attentes, j’en sors avec une vision différente. Peut-être avec plus de compassion envers les autres et finalement avec moi même.
« Il faut travailler dans la joie » disait O Senseï. « La joie de réussir, de voir notre partenaire réussir, mais aussi la joie d’avoir identifié un blocage, une difficulté chez nous, car cette difficulté sera le point d’appui d’une nouvelle progression. »
La couche de neige fait place
aux bourgeons d’espoir –
la solution du printemps -
Katrin Pruchnicki 03/2012
Der Andere bits Du
Das Gégédito ist eine der Besonderheiten unseres Aikidoclubs. In diesem Monat wurde mir die Ehre erwiesen, meine Eindrücke zu unserem Aikidoclub und über diese Kampfsportkunst im Allgemeinen mit euch teilen zu dürfen.
Welch eine Herausforderung, mich in der raffinierten Sprache meines Adoptionslandes auszudrücken !
Fernab von meiner Familie und Freunden, bot mir der Aikidoclub in Isle ein Ort der Begegnung und Offenheit an. Dies beweist die Anwesenheit von verschiedenen internationalen Kulturen auf dem Isler Tatami: Polen, England, Irland, Japan, Marokko, Tschechien, Kambodscha, Argentinien, Frankreich und Deutschland…..Habe ich jemanden vergessen?
Ach natürlich, es fehlt die Elfenbeinkueste, Normandie und Limousin:)
Je nach unserem persönlichen Weg, haben wir alle unterschiedliche Erwartungen an das Leben und diese verschwinden nicht mit Betreten des Tatamis. Oft sind diese Erwartungen schwierig zu identifizieren und verändern sich je nach Lebensabschnitt. Jeder bringt seine Besonderheit in das Dojo mit. Diese Mischung von heterogener Erscheinung erlaubt die Aikidopraktik und uns in der Tiefe kennenzulernen.
« Omote » und « Ura » sind zwei verschiedene Arten den gleichen Weg zu beschreiten. Wenn man sich besser kennt, erlaubt dies den « anderen » besser zu kennen und umgekehrt. Demnach sehe ich im Gegenüber nicht unbedingt einen potentiellen Feind, eher einen Teil von mir. Dies ist ein Weg zu innerer und äußerer Harmonie. Es ist notwendig sich dem « anderen » zu stellen, ihm zu begegnen, wenn man Fortschritte machen will, denn es ist der « andere » der uns handeln und reifen lässt.
Aikido ist eine Begegnung zweier Individuen die nicht unbedingt die gleiche Schwingung haben. Daher bestrebt man diese Schwingungen zu harmonisieren. Aikido lehrt uns Grundlagen für das Leben. Zentriertheit, Aufmerksamkeit, welche uns einen « Irimi » erlauben, reagieren im richtigen Moment, aber auf jedem Fall das Miteinander.
Betrete ich den Tatamis mit meinen Erwartungen, verlasse ich diesen mit einer anderen Vision. Vielleicht mit mehr Mitgefuehl mit anderen und letztlich mit mir selbst.
O Seinsei sagte: « Man muss mit Freude arbeiten. Die Freude, den Erfolg des Partners zu sehen, aber auch die Freude eine Blockade in uns selbst entdeckt zu haben. Denn diese Schwierigkeit wird der Ausgangspunkt eines neuen Fortschrittes sein. »
Die Schneedecke macht Platz fuer die Knospen der Hoffnung – Die Antwort des Frühlings -
Katrin Pruchnicki 03/2012
























































